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Inflammation : mécanismes, résolution et preuves chez le cheval et l'humain

Dans un essai équin, l'amyloïde sérique A a été multipliée par 227, l'haptoglobine par 1,1. Comment l'inflammation finit, et ce que mesurent CRP et SAA.

Rédaction ForschungPferd Rédaction
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Trois tubes en verre ambré couverts de condensation dans un portoir en acier, lumière latérale douce, fond bleu-vert sombre.

Résumé

L'inflammation est une réponse de défense et de réparation réglée, pas un défaut. Elle a un début, un sommet et une fin active. Lorsque cette fin ne vient pas, l'inflammation devient chronique. On la mesure par les protéines de phase aiguë : chez le cheval surtout l'amyloïde sérique A, chez l'humain, au quotidien, la protéine C-réactive. Toutes deux indiquent l'ampleur et l'évolution, mais ni la cause ni le siège de l'inflammation.

24sources primaires
50 %dont niveau 1 à 2
4espèces étudiées
2002–2025années de publication

L'essentiel

  • Dans un essai mené sur 24 chevaux, l'amyloïde sérique A a atteint environ 227 fois sa valeur de départ après une inflammation articulaire déclenchée artificiellement ; l'haptoglobine, seulement 1,1 fois.
  • La résolution n'est pas un simple affaiblissement : c'est un processus biochimique à part entière, avec ses propres médiateurs et sa propre fenêtre de temps.
  • Chez le nourrisson fébrile, la protéine C-réactive a distingué les infections bactériennes invasives nettement moins bien que la procalcitonine.
  • Chez près de 195'000 personnes, une CRP élevée d'origine génétique ne va pas de pair avec davantage de maladies coronariennes : le lien observé ne plaide donc pas pour un rôle causal.
  • L'action anti-inflammatoire est ciblée ou nulle : une analyse de 25 études n'a trouvé de bénéfice que pour certaines classes de substances.

Ce qu'est l'inflammation : une réponse avec un début et une fin

L'inflammation est la réponse coordonnée d'un tissu à une lésion ou à des intrus. Les quatre signes décrits depuis l'Antiquité (rougeur, chaleur, gonflement, douleur) sont les conséquences visibles de trois processus : les vaisseaux voisins deviennent plus perméables, des cellules de défense migrent dans le tissu, et des médiateurs maintiennent cet état jusqu'à ce que la cause soit éliminée. Le but biologique n'est pas la destruction mais la délimitation : le dommage est circonscrit, nettoyé, puis réparé.

Pourquoi l'inflammation n'est-elle pas simplement une mauvaise chose ?

Parce que sans elle, il n'y a ni cicatrisation ni défense contre l'infection. Elle ne devient nuisible que lorsqu'elle est trop forte, qu'elle dure trop longtemps ou qu'elle se déroule au mauvais endroit. Ce sont ces trois défaillances, et non l'inflammation elle-même, qui se cachent derrière la plupart des tableaux cliniques inflammatoires chez le cheval comme chez l'humain.

Il en découle une distinction qui porte tout le reste de ce texte : une activité inflammatoire élevée n'est pas un constat en soi. Seule l'évolution dans le temps dit si une réponse utile est en cours ou si elle a déraillé.

Les déclencheurs et les médiateurs

Le système immunitaire inné reconnaît deux classes de signaux : les motifs étrangers des bactéries, des virus et des champignons, et les signaux d'alarme endogènes, libérés par les cellules endommagées. Les uns et les autres se fixent sur des récepteurs portés par les cellules phagocytaires. Une partie de ces récepteurs enclenche un complexe protéique, l'inflammasome, qui fait passer le messager interleukine-1 bêta sous sa forme active. Avec le facteur de nécrose tumorale alpha et l'interleukine-6, il forme le trio qui pilote la suite de la réponse.

L'interleukine-6 quitte le foyer inflammatoire et gagne le foie. La cellule hépatique change alors de programme de fabrication : elle produit moins d'albumine et davantage de protéines dites de phase aiguë. L'amyloïde sérique A en fait partie. C'est une petite protéine de 104 acides aminés, restée remarquablement inchangée à travers les vertébrés, et dont le taux sanguin peut être multiplié par mille en l'espace d'une journée. Cette conservation au fil de l'évolution est la vraie raison pour laquelle une comparaison entre le cheval et l'humain a un sens.

  • Niveau local : irrigation sanguine, perméabilité des vaisseaux, arrivée des cellules phagocytaires.
  • Niveau général : fièvre, métabolisme du fer modifié, remaniement de la synthèse hépatique.
  • Niveau comportemental : perte d'appétit, besoin de repos, baisse de l'envie de travailler.

Aiguë ou chronique : la différence tient à la fin

Une inflammation aiguë dure de quelques heures à quelques jours et se limite d'elle-même. Dans l'essai équin avec inflammation articulaire déclenchée artificiellement, les signes généraux avaient disparu chez la plupart des animaux au deuxième jour, et tous les marqueurs sanguins étaient revenus à leur valeur de départ au quinzième jour. L'inflammation chronique apparaît lorsque le déclencheur persiste ou lorsque le processus de clôture ne prend pas.

Chez l'humain, cet état durable porte, au grand âge, le nom d'inflammaging : une activation permanente de faible intensité, sans déclencheur unique identifiable. Une synthèse de 23 études d'intervention chez des adultes âgés a montré que les programmes d'activité physique abaissent la CRP, l'interleukine-6 et le facteur de nécrose tumorale alpha, l'effet étant plus net chez les personnes en bonne santé que chez celles déjà malades. Une analyse plus récente d'essais randomisés a confirmé la baisse de la CRP et de l'interleukine-6, la plus marquée lorsque l'entraînement s'accompagne d'un apport protéique supplémentaire.

Si l'inflammation chronique est si difficile à reconnaître, c'est une question d'ordre de grandeur. Une réponse aiguë élève la valeur mesurée de deux à trois puissances de dix ; une réponse chronique, elle, la pousse à peine au-dessus de la zone normale et l'y maintient. Une mesure isolée ne permet guère de distinguer cet état d'une simple variation. Seules des mesures répétées sur plusieurs semaines le rendent visible, et ce sont précisément ces séries qui manquent largement chez le cheval.

La résolution est un processus actif, pas un essoufflement

Longtemps, l'extinction d'une inflammation a passé pour un tarissement passif, dû à la dégradation des médiateurs. Cette représentation est dépassée. À partir d'acides gras polyinsaturés, l'organisme fabrique sa propre classe de messagers : les lipoxines à partir de l'acide arachidonique, les résolvines, les protectines et les marésines à partir des oméga-3 EPA et DHA. Ils arrêtent l'arrivée de nouvelles cellules de défense sans affaiblir la lutte contre les agents infectieux, et accélèrent le nettoyage des cellules mortes par les cellules phagocytaires.

Un essai chez la souris montre à quel point ce processus se laisse cadencer : un mélange de cinq de ces substances, répété à très faible dose, a raccourci de plus de 70 pour cent le délai d'élimination des cellules de défense venues sur place. C'est un résultat obtenu chez le rongeur dans un modèle péritonéal, pas une donnée clinique, et il n'est confirmé ni chez le cheval ni chez l'humain.

Peut-on mesurer la résolution chez le cheval, à l'écurie ?

Non. Il n'existe aujourd'hui aucune mesure utilisable sur le terrain pour les médiateurs de la résolution chez le cheval. Ce que la pratique observe, c'est la trace indirecte : la baisse de l'amyloïde sérique A après le pic. Une chute rapide indique que le stimulus a disparu, pas qu'une voie de résolution particulière s'est activée.

Protéines de phase aiguë : la part mesurable de l'inflammation

Les protéines de phase aiguë donnent une prise concrète sur un processus invisible. Leur portée tient à leur courbe dans le temps, et celle-ci diffère pour chaque protéine. Chez le cheval, les globules blancs et le fer sérique bougent en quelques heures, l'amyloïde sérique A en l'espace d'une journée, le fibrinogène seulement après deux à trois jours. Le rapport entre ces trois fenêtres permet d'estimer depuis combien de temps un processus inflammatoire est en cours.

Répartition des rôles des principaux marqueurs de l'inflammation en pratique, chez le cheval et chez l'humain.
CaractéristiqueChevalHumain
Protéine de phase aiguë la plus utilisée en pratiqueamyloïde sérique Aprotéine C-réactive
Rôle de l'amyloïde sérique Amarqueur principal, mesurable sur le terrainbiologiquement très réactive, rarement dosée au quotidien
Valeur habituelle chez le sujet sainproche de zérobasse, mais mesurable
Second marqueur, plus lentfibrinogène (deux à trois jours)vitesse de sédimentation (quelques jours)
Question la plus fréquenteY a-t-il une inflammation, et régresse-t-elleQuel est le niveau de risque, et le traitement agit-il

Cette répartition des rôles ne tient pas à une nécessité biologique, mais à ce qui se mesure et à l'habitude. L'amyloïde sérique A réagit chez l'humain aussi vivement que chez le cheval, mais elle est rarement dosée, parce que la protéine C-réactive s'est imposée comme paramètre de routine.

Un second point passe souvent inaperçu : l'amyloïde sérique A n'est pas seulement un indicateur, elle intervient elle-même dans le processus. Elle lie des graisses, influence leur transport et agit sur d'autres cellules à la manière d'une cytokine. Qui mesure cette valeur observe donc un acteur du jeu, pas une aiguille neutre. Cela explique aussi pourquoi cette protéine s'est maintenue à travers les vertébrés, au lieu d'être remplacée par quelque chose de plus simple.

Cheval et humain : mêmes pièces, autre calibrage

La différence la plus frappante ne porte pas sur la nature de la réponse, mais sur son amplification. Dans l'essai équin avec inflammation articulaire déclenchée artificiellement chez 24 chevaux Standardbred, l'amyloïde sérique A a atteint, après 36 à 48 heures, environ 227 fois sa valeur de départ. Dans le même essai, l'haptoglobine n'a atteint qu'environ 1,1 fois cette valeur, et le fibrinogène a augmenté en moyenne d'environ 90 pour cent au-dessus de la valeur de départ. Trois protéines, le même stimulus, le même animal : entre l'écart le plus fort et le plus faible, il y a plus de deux ordres de grandeur.

Le calibrage diffère jusqu'à l'intérieur de la famille des équidés. Dans une comparaison portant sur 47 chevaux, 17 ânes et 13 mulets malades ou blessés d'une même clinique, les valeurs des mulets se situaient nettement au-dessous de celles des chevaux ; les autrices et auteurs jugent possible une réponse inflammatoire plus faible chez le mulet, sans pouvoir l'établir, faute d'animaux sains de comparaison.

Ce que montrent les données chez le cheval

L'apport pratique le plus fort concerne la détection précoce. Chez 122 chevaux de sport transportés par avion pour des concours, une valeur d'amyloïde sérique A mesurée 24 heures après l'arrivée a repéré les animaux malades avec environ neuf malades sur dix correctement identifiés, et autant de sujets sains correctement identifiés. Dans le même groupe, la prise de la température rectale n'a repéré qu'environ trois animaux malades sur cent. Le travail vient de l'Institut suisse de médecine équine, à Berne.

Chez le poulain nouveau-né, la force du marqueur se situe ailleurs. Dans une analyse rétrospective portant sur 397 poulains, les animaux septiques avaient une valeur médiane de 114 microgrammes par millilitre, contre 1,5 chez les poulains malades mais non septiques et 0 chez les poulains sains. Au seuil de 100 microgrammes par millilitre, le test ne se déclenchait presque jamais à tort chez les poulains sains et non septiques, mais il ne repérait qu'un peu plus de la moitié des poulains réellement septiques. Une valeur basse n'exclut donc pas une septicémie.

Les résultats négatifs sont tout aussi instructifs. Chez 176 chevaux adultes atteints de colite aiguë, la valeur à l'admission ne différait pas entre les animaux survivants et non survivants (valeurs médianes de 548 contre 396 milligrammes par litre) : le marqueur mesure l'activité inflammatoire, pas le pronostic. Pour apprécier le pronostic, il fallait, dans le même travail, s'appuyer sur le lactate, la fréquence cardiaque, l'âge et la durée de la colique. Et dans un essai mené sur six chevaux sains sans groupe témoin, plusieurs valeurs sanguines ont augmenté passagèrement après des injections intramusculaires répétées de procaïne-pénicilline, sans qu'aucune maladie soit présente.

Une revue structurée de la littérature portant sur le porc, le cheval et le bovin conclut avec la même retenue : les protéines de phase aiguë n'offrent aujourd'hui aucune base pour décider de l'emploi d'antibiotiques ; chez le cheval, une indication sur la cause sous-jacente serait tout au plus esquissée.

Ce que montrent les données chez l'humain

Chez l'humain, les données sont plus denses, et par là même plus dégrisantes. Une analyse de 14 études réunissant 7'755 nourrissons fébriles a montré que la procalcitonine repérait les infections bactériennes invasives nettement mieux que la protéine C-réactive ; pour la notion plus large d'infection bactérienne grave, les deux marqueurs étaient également médiocres. Une synthèse de 112 travaux sur la méningite bactérienne de l'enfant n'a trouvé d'excellente capacité de discrimination que pour des marqueurs du liquide céphalorachidien, pour aucun marqueur sanguin.

Le résultat le plus important porte sur la causalité. Dans une analyse génétique portant sur près de 195'000 personnes issues de 47 études, une CRP héréditairement élevée à vie n'était pas associée à davantage de maladies coronariennes, alors que le lien observé était net dans les mêmes données. La CRP signale donc un risque ; qu'elle cause elle-même ce risque est, au vu de ces données, peu probable.

En bonne logique, abaisser le marqueur lui-même ne sert pas à grand-chose. Une revue systématique de 15 études n'a trouvé aucun lien entre l'ampleur de la baisse de la CRP et l'ampleur de la baisse du risque. Une méta-analyse de 14 études réunissant plus de 133'000 personnes a montré qu'une baisse plus intensive des lipides abaisse le taux d'événements sans modifier la CRP de façon mesurable : un risque inflammatoire résiduel subsiste.

En revanche, une inhibition ciblée de l'inflammation peut réduire les événements. Dans un essai randomisé mené chez 5'522 personnes atteintes d'une maladie coronarienne chronique, le critère combiné est survenu chez 6,8 pour cent des participants sous colchicine à faible dose quotidienne, contre 9,6 pour cent sous placebo, sur une durée moyenne d'observation d'un peu plus de deux ans. Une analyse de 25 essais randomisés nuance le tableau : tous anti-inflammatoires confondus, aucun bénéfice n'était démontrable, mais il l'était pour deux principes d'action précis, et la CRP ultrasensible ne changeait pas pour autant.

Du côté de l'alimentation, les effets sont petits et inconstants. Une analyse de 19 essais randomisés menés en cas de surpoids a trouvé une légère baisse de la CRP et du facteur de nécrose tumorale alpha sous acide alpha-linolénique d'origine végétale, mais en même temps une hausse du cholestérol LDL. Une analyse de 18 essais randomisés réunissant 1'018 personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde a trouvé, sous oméga-3, moins d'articulations douloureuses à la pression, alors que la variation de la CRP et de la vitesse de sédimentation n'était pas statistiquement assurée.

Ce qui en découle, et ce qui n'en découle pas

Trois affirmations résistent à la comparaison. Premièrement, l'architecture de la réponse inflammatoire est bâtie de la même façon chez le cheval et chez l'humain : mêmes voies de reconnaissance, mêmes médiateurs, même bascule du foie. Deuxièmement, l'amyloïde sérique A est fortement réactive dans les deux espèces, parce qu'elle est ancienne sur le plan de l'évolution. Troisièmement, la résolution est, dans les deux espèces, un processus à part entière, qui peut échouer.

Ce qui n'en découle pas est tout aussi clair. Aucun seuil, aucun facteur d'augmentation, aucune durée ne passe d'une espèce à l'autre. D'une valeur élevée ne se déduisent ni une cause, ni un siège, ni un pronostic. Et du constat qu'un marqueur va de pair avec la maladie, il ne suit pas que l'abaisser soit utile : pour la CRP, c'est précisément ce qui a été vérifié à l'aide de données génétiques, et le résultat plaide contre.

Le marqueur mesure l'activité du feu, pas son emplacement, pas sa cause.

Lecture synthétique des travaux cités

Profil de réaction des marqueurs de l'inflammation : moment, amplitude, limite

Tableau original

Établi à partir des valeurs brutes de quatre publications. Les indications suivent exactement le mode de présentation de chaque source : tantôt en multiples de la valeur de départ du même animal, tantôt en pourcentage d'augmentation au-dessus de la valeur de départ. La dernière colonne dit ce à quoi le marqueur, seul, ne répond pas.
MarqueurOrigine des donnéesPremière hausseMaximumAmpleur de la réactionCe qu'il ne dit pas à lui seul
Amyloïde sérique ACheval, inflammation articulaire expérimentale, 24 animauxdès 16 heures36 à 48 heuresenviron 227 fois la valeur de départsi la cause est infectieuse ou non infectieuse
HaptoglobineCheval, même essaidès 24 heures48 à 96 heuresenviron 1,1 fois la valeur de départréagit trop faiblement pour la phase précoce
FibrinogèneCheval, même essaidès 24 heures36 à 72 heureshausse d'environ 90 pour cent au-dessus de la valeur de départbouge aussi sous l'effet de la coagulation
Globules blancs et fer sériqueCheval, revue cliniqueen quelques heuresde quelques heures à un jourpas d'indication homogènepeu spécifiques, fortement influencés par le stress
Amyloïde sérique AVertébrés en général, revuequelques heuresenviron 24 heuresjusqu'à environ 1000 foisn'est presque jamais dosée chez l'humain au quotidien
Protéine C-réactiveHumain, méta-analyse chez des nourrissons fébrilesquelques heuresun à deux joursseuils discutés entre 13 et 20 milligrammes par litrene distingue l'infection bactérienne invasive que moyennement

Limites et incertitudes

  • Sur ce sujet, il n'existe chez le cheval ni méta-analyse ni essai randomisé contrôlé ; les preuves équines reposent sur des études d'observation et sur un modèle expérimental d'inflammation portant sur de petits effectifs.
  • La comparaison chiffrée centrale entre protéines de phase aiguë provient d'une seule série d'essais menée sur 24 chevaux avec un stimulus artificiel ; savoir si des maladies naturelles donnent les mêmes rapports reste ouvert.
  • L'amyloïde sérique A monte aussi en l'absence de maladie : dans un essai mené sur six chevaux sains, des injections intramusculaires répétées ont suffi, et des revues décrivent des hausses après une intervention chirurgicale. Des valeurs élevées sans contexte clinique ne sont pas interprétables.
  • Les preuves humaines concernant la CRP portent surtout sur les maladies cardiovasculaires et sur les infections de l'enfant ; elles ne couvrent pas l'ensemble du champ de l'inflammation chronique.
  • Les résultats sur les médiateurs de la résolution proviennent en grande partie de modèles cellulaires et de modèles rongeurs ; les critères cliniques manquent pour les deux espèces comparées ici.
  • Les valeurs de référence de l'amyloïde sérique A dépendent de la méthode de dosage ; les valeurs issues d'appareils et de laboratoires différents ne sont pas directement comparables.

Questions ouvertes

  • Les mêmes tableaux cliniques produisent-ils, chez le cheval et chez l'humain, des écarts relatifs comparables lorsqu'on les mesure avec le même marqueur et la même méthode ?
  • Existe-t-il chez le cheval un équivalent de l'inflammaging, c'est-à-dire une inflammation permanente de faible intensité liée à l'âge et suivie de conséquences mesurables ?
  • Peut-on doser de façon fiable les médiateurs de la résolution dans le sang ou dans le liquide articulaire du cheval, et en disent-ils plus que la baisse de l'amyloïde sérique A ?
  • Pourquoi chevaux, ânes et mulets diffèrent-ils par l'ampleur de leur réponse inflammatoire, et cette différence tient-elle à la génétique ou aux conditions de détention ?

Questions fréquentes

Une valeur de SAA élevée chez le cheval signifie-t-elle toujours une infection ?

Non. L'amyloïde sérique A monte lors de toute inflammation suffisamment forte, quelle qu'en soit la cause. Dans un essai, une inflammation articulaire déclenchée par voie purement chimique, sans le moindre agent infectieux, a provoqué une montée à environ 227 fois la valeur de départ. Des injections intramusculaires répétées peuvent elles aussi élever passagèrement la valeur chez des chevaux sains, et des revues décrivent des hausses après une intervention chirurgicale. Le marqueur répond à la question de savoir si une inflammation est en cours et avec quelle intensité. Savoir si des bactéries sont en cause, si un traitement est nécessaire et où se situe le foyer relève de l'examen clinique.

Pourquoi dose-t-on le SAA chez le cheval et la CRP chez l'humain ?

Parce que des marqueurs différents se sont imposés en pratique dans les deux espèces. Chez le cheval, l'amyloïde sérique A réagit vite et fort et se mesure à l'écurie, alors que le fibrinogène demande deux à trois jours. Chez l'humain, la protéine C-réactive est depuis des décennies le paramètre de routine disposant de la plus large base de données. Sur le plan biologique, l'amyloïde sérique A est également très réactive chez l'humain ; elle est seulement rarement dosée. Le choix du marqueur reflète donc l'habitude de mesure et la disponibilité, non une différence fondamentale de la biologie de l'inflammation.

Si une CRP basse est une bonne chose, faut-il chercher à l'abaisser activement ?

Cette conclusion n'est pas soutenue par les données. Dans une analyse génétique portant sur près de 195'000 personnes, les personnes dont la CRP était héréditairement élevée à vie n'avaient pas davantage de maladies coronariennes, alors que le lien observé était net. Une revue systématique n'a par ailleurs trouvé aucun lien entre l'ampleur de la baisse de la CRP et l'ampleur de la baisse du risque. Une inhibition efficace de l'inflammation agit sur des voies de signalisation précises, pas sur la valeur mesurée. Ceci n'est pas une recommandation de traitement ; les décisions thérapeutiques relèvent du médecin.

Que signifie une chute rapide du SAA après un traitement ?

Une chute rapide indique que le stimulus inflammatoire n'agit plus. C'est la propriété la plus utile de ce marqueur en clinique : il monte vite et redescend vite dès que l'inflammation régresse, ce qui rend l'évolution visible. Ce n'est cependant pas une valeur pronostique. Dans un travail portant sur 176 chevaux atteints de colite aiguë, la valeur à l'admission ne différait pas entre les animaux survivants et non survivants. L'appréciation et la suite à donner relèvent du vétérinaire.

Peut-on faire disparaître l'inflammation en donnant des oméga-3 ?

L'attente est plus grande que les données. Les acides gras oméga-3 donnent effectivement naissance à des médiateurs de la résolution produits par l'organisme lui-même, et le mécanisme est bien établi. Dans les essais cliniques chez l'humain, les effets sur les marqueurs de l'inflammation restent toutefois faibles : en cas de polyarthrite rhumatoïde, une analyse de 18 études a constaté une amélioration des articulations douloureuses à la pression, alors que la variation de la CRP et de la vitesse de sédimentation n'était pas statistiquement assurée. Pour le cheval, des études d'une solidité comparable manquent totalement.

Pourquoi l'inflammation fait-elle mal ?

Parce que les médiateurs qui attirent les cellules de défense rendent aussi plus sensibles les fibres de la douleur présentes dans le tissu. Ce couplage a une fonction : la douleur impose de ménager la zone touchée et protège ainsi la guérison. Chez le cheval, cela se traduit par une boiterie, chez l'humain par une douleur à l'effort. Dans l'essai équin évoqué plus haut, la boiterie a commencé à diminuer après 24 à 36 heures, alors que le marqueur sanguin n'atteignait son maximum qu'ensuite : les troubles ressentis et la valeur mesurée n'évoluent pas de manière synchrone.

Sources

  1. Hultén C, Grönlund U, Hirvonen J, Tulamo RM, Suominen MM, Marhaug G, Forsberg M. Dynamics in serum of the inflammatory markers serum amyloid A (SAA), haptoglobin, fibrinogen and alpha2-globulins during induced noninfectious arthritis in the horse. Equine Veterinary Journal, 2002 (Étude expérimentale | Cheval)DOI 10.2746/042516402776250405
    Modèle expérimental sans groupe témoin non traité, chaque animal servant de sa propre valeur de départ : après une inflammation articulaire non infectieuse déclenchée par voie chimique chez 24 chevaux, l'amyloïde sérique A a atteint environ 227 fois la valeur de départ (maximum entre 36 et 48 heures), l'haptoglobine environ 1,1 fois, tandis que le fibrinogène augmentait en moyenne d'environ 90 pour cent au-dessus de la valeur de départ ; tous les marqueurs étaient revenus à la normale au 15e jour, une hausse ne prouve donc pas une infection.
  2. Jacobsen S. Use of serum amyloid A in equine medicine and surgery. Veterinary Clinical Pathology, 2022 (Autre | Cheval)DOI 10.1111/vcp.13195
    Revue : l'amyloïde sérique A dépasse les autres protéines de phase aiguë équines par sa cinétique ; les globules blancs et le fer sérique changent en quelques heures, l'amyloïde sérique A en l'espace d'une journée, le fibrinogène seulement après deux à trois jours, mais la plupart des études publiées portent sur de très petits effectifs.
  3. Witkowska-Piłaszewicz OD, Żmigrodzka M, Winnicka A, Miśkiewicz A, Strzelec K, Cywińska A. Serum amyloid A in equine health and disease. Equine Veterinary Journal, 2019 (Autre | Cheval)DOI 10.1111/evj.13062
    Revue : l'amyloïde sérique A est la principale protéine de phase aiguë du cheval, très basse chez les animaux sains et, grâce à sa demi-vie courte, adaptée au suivi de l'évolution, y compris pour des troubles infracliniques chez les chevaux de sport.
  4. Sack GH. Serum amyloid A - a review. Molecular Medicine, 2018 (Autre | Plusieurs espèces)DOI 10.1186/s10020-018-0047-0
    Revue : l'amyloïde sérique A compte 104 acides aminés, est fortement conservée à travers l'évolution des vertébrés et peut être multipliée par mille en 24 heures ; elle agit en outre elle-même à la manière d'une cytokine et n'est pas seulement un marqueur passif.
  5. Chiang N, Serhan CN. Specialized pro-resolving mediator network: an update on production and actions. Essays in Biochemistry, 2020 (Autre | Plusieurs espèces)DOI 10.1042/EBC20200018
    Revue : la résolution de l'inflammation est un processus biosynthétique actif, piloté par les lipoxines issues de l'acide arachidonique ainsi que par les résolvines, les protectines et les marésines issues de l'EPA et du DHA, qui favorisent la défense contre les agents infectieux et la régénération des tissus sans freiner les défenses immunitaires.
  6. Serhan CN, Chiang N, Nshimiyimana R. Low-dose pro-resolving mediators temporally reset the resolution response to microbial inflammation. Molecular Medicine, 2024 (Étude expérimentale | Rongeur)DOI 10.1186/s10020-024-00877-w
    Dans le modèle péritonéal de la souris, un mélange de cinq médiateurs de la résolution, administré de façon répétée à très faible dose, a raccourci l'intervalle de résolution de plus de 70 pour cent et accéléré l'élimination des cellules de défense venues sur place ; résultat obtenu uniquement chez le rongeur, sans critère clinique.
  7. Oertly M, Gerber V, Anhold H, Chan DS, Pusterla N. The Accuracy of Serum Amyloid A in Determining Early Inflammation in Horses After Long-Distance Transportation by Air. Journal of Equine Veterinary Science, 2020 (Étude de cohorte | Cheval)DOI 10.1016/j.jevs.2020.103337
    Chez 122 chevaux de sport demi-sang transportés par avion, un seuil d'amyloïde sérique A de 23 microgrammes par millilitre a séparé, 24 heures après l'arrivée, les animaux sains des animaux malades avec environ 93 pour cent de sensibilité et 91 pour cent de spécificité, alors que la température rectale ne repérait qu'environ 3 pour cent des animaux malades ; deux co-auteurs étaient employés par le fabricant du test rapide utilisé.
  8. Barr B, Nieman NM. Serum amyloid A as an aid in diagnosing sepsis in equine neonates. Equine Veterinary Journal, 2021 (Étude de cohorte | Cheval)DOI 10.1111/evj.13540
    Cohorte rétrospective de 397 poulains nouveau-nés : les animaux septiques avaient une valeur médiane de 114 microgrammes par millilitre, contre 1,5 chez les malades non septiques et 0 chez les sains ; au seuil de 100, la spécificité atteignait 97,5 pour cent, mais la sensibilité seulement 52,9 pour cent.
  9. Runge KE, Bak M, Vestergaard A, Staerk-Østergaard J, Jacobsen S, Pihl TH. Serum amyloid A does not predict non-survival in hospitalised adult horses with acute colitis. The Veterinary Record, 2023 (Étude de cohorte | Cheval)DOI 10.1002/vetr.2644
    Chez 176 chevaux adultes atteints de colite aiguë, la valeur d'amyloïde sérique A à l'admission ne différait pas entre les survivants (médiane 548 milligrammes par litre) et les non-survivants (396) ; les éléments pronostiques étaient le lactate, la fréquence cardiaque, l'âge et une durée de colique supérieure à 24 heures.
  10. Gordon DL, Foreman JH, Connolly SL, Schnelle AN, Fan TM, Barger AM. Acute phase protein concentrations following serial procaine penicillin G injections in horses. Equine Veterinary Journal, 2022 (Série de cas | Cheval)DOI 10.1111/evj.13886
    Chez six chevaux sains, des injections intramusculaires de procaïne-pénicilline G deux fois par jour pendant cinq jours ont élevé la créatine kinase, l'aspartate aminotransférase et le fibrinogène au-dessus de la valeur de départ ; l'amyloïde sérique A n'a dépassé cette valeur qu'un seul jour de mesure et l'haptoglobine n'a pas changé. Les autrices et auteurs mettent en garde contre les interprétations erronées, tout en signalant eux-mêmes le très petit effectif et l'absence de groupe témoin.
  11. Kay G, Tligui N, Semmate N, Azrib R, González FJN, Brizgys L, McLean A. Determining factors and interspecific modeling for serum amyloid A concentrations in working horses, donkeys, and mules. Research in Veterinary Science, 2019 (Étude transversale | Cheval)DOI 10.1016/j.rvsc.2019.07.004
    Chez 77 équidés de travail malades ou blessés (47 chevaux, 17 ânes, 13 mulets), les valeurs d'amyloïde sérique A des mulets se situaient nettement au-dessous de celles des chevaux ; l'équipe de recherche juge possible une réponse inflammatoire plus faible chez le mulet, mais ne peut l'établir, faute d'animaux sains de comparaison.
  12. Jakobsen N, Weber NR, Larsen I, Pedersen KS. Diagnostic utility of acute phase proteins and their ability to guide antibiotic usage in pigs, horses, and cattle: a mapping review. Acta Veterinaria Scandinavica, 2024 (Revue systématique | Plusieurs espèces)DOI 10.1186/s13028-024-00766-6
    Revue de cartographie structurée (mapping review) avec recherche systématique de la littérature : les protéines de phase aiguë sont élevées chez les animaux malades, mais la recherche disponible ne soutient pas leur emploi pour piloter une antibiothérapie ; chez le cheval, l'amyloïde sérique A oriente tout au plus vers la cause sous-jacente.
  13. Norman-Bruce H, Umana E, Mills C, Mitchell H, McFetridge L, McCleary D, Waterfield T. Diagnostic test accuracy of procalcitonin and C-reactive protein for predicting invasive and serious bacterial infections in young febrile infants: a systematic review and meta-analysis. The Lancet Child & Adolescent Health, 2024 (Méta-analyse | Humain)DOI 10.1016/S2352-4642(24)00021-X
    Analyse de 14 études réunissant 7'755 nourrissons fébriles : la procalcitonine a repéré les infections bactériennes invasives nettement mieux que la protéine C-réactive ; pour l'infection bactérienne grave, entendue plus largement, les deux marqueurs étaient également médiocres, avec des seuils optimaux de CRP situés entre environ 13 et 16 milligrammes par litre.
  14. Groeneveld NS, Bijlsma MW, van de Beek D, Brouwer MC. Biomarkers in paediatric bacterial meningitis: a systematic review and meta-analysis of diagnostic test accuracy. Clinical Microbiology and Infection, 2024 (Méta-analyse | Humain)DOI 10.1016/j.cmi.2024.12.009
    Analyse de 112 travaux portant sur 113 marqueurs : seuls les marqueurs du liquide céphalorachidien ont atteint une excellente capacité de discrimination (protéine C-réactive et ferritine, environ 0,94 d'aire sous la courbe chacune) ; aucun marqueur sanguin n'a atteint cette qualité, la procalcitonine sanguine se situant dans la bonne plage avec environ 0,89.
  15. Wensley F, Gao P, Burgess S. Association between C reactive protein and coronary heart disease: mendelian randomisation analysis based on individual participant data. BMJ, 2011 (Méta-analyse | Humain)DOI 10.1136/bmj.d548
    Analyse de 47 études réunissant 194'418 personnes : une CRP élevée d'origine génétique n'était pas associée à davantage de maladies coronariennes, alors que le lien observé était net dans les mêmes données ; la CRP n'est donc guère un facteur causal.
  16. Berkley A, Ferro A. Changes in C-reactive protein in response to anti-inflammatory therapy as a predictor of cardiovascular outcomes: A systematic review and meta-analysis. JRSM Cardiovascular Disease, 2020 (Revue systématique | Humain)DOI 10.1177/2048004020929235
    Revue systématique de 15 essais randomisés : il n'existait aucun lien entre l'ampleur de la baisse de la CRP et l'ampleur de la baisse du risque ; un intérêt de la CRP comme cible n'est plausible, tout au plus, que chez les personnes présentant un risque inflammatoire résiduel élevé malgré des lipides sanguins normaux.
  17. Riaz H, Khan SU, Lateef N, Talluri S, Khan MS, Desai MY. Residual inflammatory risk after contemporary lipid lowering therapy. European Heart Journal Quality of Care and Clinical Outcomes, 2020 (Méta-analyse | Humain)DOI 10.1093/ehjqcco/qcz055
    Analyse de 14 essais randomisés réunissant 133'109 personnes : une baisse plus intensive des lipides a réduit les événements cardiovasculaires, sans modifier de façon mesurable la CRP ultrasensible ; un risque inflammatoire résiduel subsiste malgré un traitement hypolipémiant moderne.
  18. Nidorf SM, Fiolet ATL, Mosterd A, Eikelboom JW. Colchicine in Patients with Chronic Coronary Disease. The New England Journal of Medicine, 2020 (Essai randomisé | Humain)DOI 10.1056/NEJMoa2021372
    Essai randomisé en double aveugle mené chez 5'522 personnes atteintes d'une maladie coronarienne chronique : le critère combiné est survenu chez 6,8 pour cent des participants sous colchicine à faible dose, contre 9,6 pour cent sous placebo, pour une durée moyenne d'observation de 28,6 mois.
  19. He D, Li Y, Jiang Z, Cao X, Luo R. Efficacy of new immunomodulatory drugs on major adverse cardiovascular events in patients with coronary heart disease: a systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials. BMC Cardiovascular Disorders, 2025 (Méta-analyse | Humain)DOI 10.1186/s12872-025-05250-1
    Analyse de 25 essais randomisés : tous anti-inflammatoires confondus, aucun bénéfice assuré sur les événements cardiovasculaires graves n'était démontrable, mais il l'était pour les inhibiteurs de l'inflammasome et pour les inhibiteurs de la voie des interleukines, alors que la CRP ultrasensible ne changeait pas.
  20. Bautmans I, Salimans L, Njemini R, Beyer I, Lieten S, Liberman K. The effects of exercise interventions on the inflammatory profile of older adults: A systematic review of the recent literature. Experimental Gerontology, 2021 (Revue systématique | Humain)DOI 10.1016/j.exger.2021.111236
    Revue systématique de 23 études : les programmes d'activité physique ont surtout abaissé la CRP, l'interleukine-6 et le facteur de nécrose tumorale alpha, plus nettement chez les personnes âgées en bonne santé que chez les malades ; aucune étude n'a observé de renforcement de l'inflammation par l'entraînement.
  21. Nejati Bervanlou R, Hlaváčová N, Figueiredo VC, Attarzadeh Hosseini SR, Motahari Rad M. The Impact of Exercise and Protein Intake on Inflammaging: A Meta-Analysis and Systematic Review of Randomized Controlled Trials. Nutrition Reviews, 2025 (Méta-analyse | Humain)DOI 10.1093/nutrit/nuae169
    Analyse d'essais randomisés chez des adultes âgés : l'entraînement a abaissé la CRP et l'interleukine-6, et la combinaison de l'entraînement et d'un apport protéique supplémentaire a agi plus fortement que l'une ou l'autre mesure seule ; sur le facteur de nécrose tumorale alpha, seule la combinaison a agi.
  22. Yin S, Xu H, Xia J, Lu Y, Xu D, Sun J, Wang Y, Liao W, Sun G. Effect of Alpha-Linolenic Acid Supplementation on Cardiovascular Disease Risk Profile in Individuals with Obesity or Overweight: A Systematic Review and Meta-Analysis of Randomized Controlled Trials. Advances in Nutrition, 2023 (Méta-analyse | Humain)DOI 10.1016/j.advnut.2023.09.010
    Analyse de 19 essais randomisés réunissant 1'183 personnes : l'acide alpha-linolénique d'origine végétale a légèrement abaissé la CRP et le facteur de nécrose tumorale alpha, a laissé l'interleukine-6 inchangée et a en même temps augmenté le cholestérol LDL.
  23. Wang W, Xu Y, Zhou J, Zang Y. Effects of omega-3 supplementation on lipid metabolism, inflammation, and disease activity in rheumatoid arthritis: a meta-analysis of randomized controlled trials. Clinical Rheumatology, 2024 (Méta-analyse | Humain)DOI 10.1007/s10067-024-07040-0
    Analyse de 18 essais randomisés réunissant 1'018 personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde : les oméga-3 ont réduit le nombre d'articulations douloureuses à la pression ainsi que les triglycérides, alors que la baisse de la CRP, de la vitesse de sédimentation et du score d'activité de la maladie n'était pas statistiquement assurée.
  24. Ma Q. Pharmacological Inhibition of the NLRP3 Inflammasome: Structure, Molecular Activation, and Inhibitor-NLRP3 Interaction. Pharmacological Reviews, 2023 (Autre | Plusieurs espèces)DOI 10.1124/pharmrev.122.000629
    Revue : l'inflammasome NLRP3 reconnaît aussi bien les motifs étrangers des agents pathogènes que les signaux de danger de l'organisme lui-même issus de cellules lésées, s'assemble ensuite et pilote la maturation et la libération de l'interleukine-1 et de l'interleukine-18 ; il est impliqué dans de nombreux tableaux inflammatoires chroniques.

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